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Pékin 2022: certaines patineuses n’ont pas mâché leurs mots après le relais


Kim Boutin n’a pas tourné sa langue sept fois avant de s’exprimer au terme du relais 3000 m féminin, lors duquel l’équipe canadienne de courte piste a fini avec une décevante quatrième place.

«C’est cri*** décevant et nous sommes toutes en tab***, a résumé la patineuse de Sherbrooke. Nous sommes toutes fâchées. On s’attendait à une course rapide, et c’est toujours risqué de se retrouver en arrière. La qualité des échanges et la prise de décision aident à revenir de l’arrière. C’est plus difficile de revenir quand tu es en arrière, mais c’est possible de le faire.»

Pourtant, les Canadiennes occupaient le troisième rang pendant une bonne partie de l’épreuve et avaient même réussi à se hisser en deuxième position pendant un court instant.

Un dernier échange laborieux a causé la perte de l’unifolié. Courtney Sarault a été dépassée dans le dernier tour par une Chinoise qui a procuré le bronze au pays hôte.

«Dans le dernier tour, on n’a pas eu l’échange qu’on voulait, renchérit Sarault. Je n’avais plus aucune vitesse. J’ai tenté de réaccélérer, mais les autres équipes étaient déjà trop rapides.»

À sa deuxième finale olympique à seulement 18 ans, Florence Brunelle constatait elle aussi que la fin de course a tout chamboulé.

«Des choses se sont produites à la fin, mais nous avons fait une bonne course et fait du mieux qu’on pouvait, a souligné la patineuse trifluvienne. Malgré le retard, on s’est bien adaptées et nous sommes demeurées calmes. Nous étions souvent entre la troisième et la quatrième position. Oui, c’est décevant, mais nous sommes fières de nous.»

Erreurs coûteuses

Leur entraîneur estime que les problèmes en fin de relais sont liés aux nombreuses tentatives pour combler l’écart.

«En partant en arrière, nous avons eu plusieurs situations à gérer, ce qui a ajouté de la pression et de la fatigue, et qui a mené à une perte d’attention, a expliqué Sébastien Cros. Nous n’étions pas dans de bonnes dispositions pour conclure. On ne gagne pas un relais avec les échanges, mais on peut le perdre.»

«On ne s’est pas retrouvées souvent dans cette position, et la même chose s’était produite en Coupe du monde à Pékin, en octobre, et nous n’avions pas été en mesure de terminer parmi les deux premières équipes, poursuit Cros. On s’est bien débrouillés pour demeurer dans le coup, mais on ne peut pas se permettre des erreurs de la sorte en fin de course.»

Le record attendra

Avec quatre médailles olympiques à son actif, Boutin aurait pu rejoindre Charles Hamelin, Marc Gagnon et François-Louis Tremblay au sommet du patinage de vitesse sur courte piste canadien si le relais était monté sur le podium, hier. Elle aura une autre chance de se reprendre, mercredi, au 1500 m. Un peu plus tard, Hamelin tentera de remporter une cinquième médaille au relais 5000 m.

«Je ne pensais pas au record, a indiqué Boutin. Je voulais gagner une autre médaille pour la célébrer avec les filles.»

La Montréalaise Alyson Charles complétait le quatuor.

À la mémoire de Laura

Impériales d’un bout à l’autre, les Néerlandaises ont remporté l’or en établissant une nouvelle marque olympique de 4 min et 03,40 s, elles qui détiennent également le record du monde de 4 min 02,80 s, lequel a été établi sur cette même glace en octobre. La Corée du Sud a mis la main sur l’argent.

Sur le podium, les Néerlandaises ont eu une pensée bien spéciale pour leur ancienne coéquipière Lara Van Ruijven, décédée subitement le 10 juillet 2020 à 27 ans. Médaillée de bronze au relais à Pyeongchang en 2018, elle avait remporté l’or aux Mondiaux de 2019 au 500 m.

«Lara a une place spéciale dans nos cœurs, et cette médaille d’or au relais était aussi son rêve», a exprimé la vedette de l’équipe, Suzanne Schulting, qui montait sur le podium pour la troisième fois depuis le début des Jeux.



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