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Le Canada évite le piège contre la Chine


Face à un très faible adversaire sur papier, dimanche, le Canada a joué galant. Très galant, même. Une victoire de 5 à 0 sur la Chine, sans grand panache. Même pas assez pour exciter le moindrement les centaines de partisans locaux.

C’est peu dire, car l’une des puissances mondiales sur la patinoire aurait bien pu détruire cette équipe. Celle-ci est largement composée de patineurs nord-américains à la citoyenneté soudainement chinoise.

Seulement une petite poignée d’entre eux sont réellement nés en sol chinois.

On peut d’ailleurs les repérer sur la feuille de pointage notant le temps de glace. Trois d’entre eux ont joué moins de trois minutes.

Si l’on s’était fié aux cinq premières minutes, les représentants de Xi Jinping auraient passé une très longue soirée sur la glace du Palais national.

Incapables de toucher à la rondelle, se promenant à la vitesse de l’éclair à travers leur désorganisation et leurs jeux brouillons, ils ont rapidement vu le Canada creuser l’écart à 3-0.

Et l’ambiance ?

Cette première période largement dominée par l’unifolié aura été le clou de la soirée.

Enfin, pour ceux connaissant moindrement le sport national canadien. Les partisans chinois en avaient peu à cirer puisque les leurs n’étaient pas dans le coup.

Bruit de criquet à la présentation du match et durant le premier vingt, ils prenaient parfois vie quand leurs favoris touchaient à la rondelle. Mais rien d’extravagant.

Pire qu’un match entre le Canadien et les Coyotes en Arizona par un bel après-midi ensoleillé lors d’une journée fériée.

Au second vingt, le Canada a levé le pied, s’est mis à gaffer et présenter du jeu quasi aussi brouillon que leurs faibles rivaux. Ceux-ci ont d’ailleurs raté plusieurs bonnes chances de marquer.

«La deuxième était ordinaire, a admis l’attaquant québécois David Desharnais. Il y a toujours une sorte de relâchement à 3-0. On dirait que c’est la nature humaine. On a réussi à marquer en fin de période et en troisième. Il faut construire là-dessus.»

Questionné au sujet du niveau de jeu de ses rivaux de la soirée, il a répondu avec un petit sourire en coin.

«Ils comptent sur des joueurs de la KHL et ils démontrent beaucoup de fierté. Il ne faut pas les prendre de haut, car c’est dangereux.»

Pas entièrement satisfait

L’entraîneur-chef Claude Julien a également noté le relâchement en période médiane tout en estimant que les efforts étaient mieux balancés que dans la défaite face aux Américains.

«Je suis plus heureux de cette performance, mais on ne peut être totalement satisfait», a laissé entendre l’instructeur franco-ontarien qui a vu les siens accorder 26 tirs vers la cage de Matt Tomkins.

«J’ai observé plusieurs bonnes choses, dont notre jeu de transition. Les Chinois ont travaillé fort et n’ont pas lâché le morceau. Ils vont revenir préparés pour notre prochain affrontement.»

En effet, ce prochain duel est prévu pour demain matin, heure du Québec.

Énorme défi

Il sera un autre énorme défi pour les hommes d’Ivanno Zanatta. Dimanche, il s’attendait à un pire résultat. Vraiment.

«Nous avons vécu un moment fantastique. Après tout, nous n’étions pas si mal, a-t-il lâché après ce court blanchissage dans les circonstances. En affrontant le Canada, nous avons fait face à notre plus grand défi comme équipe. Nous avons mal commencé, mais ça s’est replacé.»

Devant le filet, Yongli Ouban a vécu son rêve. Réellement connu sous le nom de Paris O’Brien, le gardien né en Colombie-Britannique a bien bataillé devant la bande à Eric Staal.

«Un souvenir à vie», a-t-il confirmé, heureux sous son masque.

Rien n’est moins sûr que les Canadiens conserveront ce moment dans leur mémoire.



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