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Kristopher Letang prend la défense de Brad Marchand


Même s’il s’est attaqué à son coéquipier Tristan Jarry, Kristopher Letang prend la défense de Brad Marchand.

Le défenseur des Penguins de Pittsburgh ne croit pas que l’attaquant des Bruins de Boston méritait une suspension aussi lourde que celle de six matchs qu’il a écopée pour avoir tenté de déranger Jarry pendant toute la rencontre de mardi dernier.  

«Lorsqu’on en a reparlé après le match, les gars disaient que Marchand ne pouvait pas être suspendu pour ça. C’était stupide, ça n’avait pas de sens de faire ça, mais pas de là à être suspendu pour ça. Même si je joue pour les Penguins, je trouve que la suspension est ridicule», a lancé Letang sans se gêner dans le balado de TVA Sports «Lavoie-Letang», enregistré lundi. À écouter ici:

«Oui, c’était stupide et gratuit, mais en même temps, il n’allait pas faire mal à Tristan. Ce n’était pas grand-chose, a-t-il poursuivi. C’est sûr et certain que ce n’est pas quelque chose que tu veux voir sur ton gardien, tu veux qu’il y ait une certaine conséquence, mais quand même.»

Letang a souligné que c’est probablement le long historique de Marchand qui a contribué à la sévérité de sa peine. Il a critiqué néanmoins la décision des autorités. 

Le Québécois était d’ailleurs aux premières loges pour assister aux incidents en question. Marchand a d’abord frappé le bâton de Jarry alors qu’il tentait de remettre une rondelle à un partisan des Penguins après la deuxième période.

«C’était à la fin de la deuxième période. Je vais toujours voir Tristan pour lui donner une tape et j’ai vu Brad lui donner un petit coup de bâton pour qu’il échappe la rondelle. C’est le genre de choses qui ne me surprend pas de lui. Il joue avec cette mentalité depuis qu’il est petit, ça ne lui dérange pas de faire des niaiseries. Pour lui, c’est une manière de déranger. Mais Tristan n’est pas le genre de gars à stresser avec ça. Son pouls n’était pas très haut!»

«C’est 20 fois pire!»     

Marchand en a remis une couche dans les dernières secondes de l’affrontement en assénant un coup de poing et un coup de bâton à la tête de Jarry. Et encore une fois, Letang était sur la patinoire à ce moment. 

«Quand Brad a donné un coup de bâton au visage de Tristan, j’ai réussi à l’attraper. J’ai tout de suite sauté dessus et je lui ai donné un coup de poing. Mais Charlie McAvoy et un arbitre m’ont pris pour me tasser, a-t-il raconté. Le problème, c’est que tous les autres joueurs ne regardaient pas. Les juges de ligne se sont concentrés sur les joueurs qui pouvaient sauter sur Brad pour s’assurer que ça ne dégénère pas. Les arbitres auraient dû laisser le temps aux joueurs des Penguins de mettre ça égal.»


MARCHAND EN FIN DE MATCH –

Letang a précisé sa pensée plus tard dans le balado. Selon lui, Marchand aurait dû être sanctionné pour ses agissements antisportifs, mais pas pour une aussi longue période.  

«Je comprends que c’était stupide et que des dégâts auraient pu être faits. Il aurait pu être suspendu un ou deux matchs, mais six, c’est beaucoup. Mais ce n’est pas moi qui décide. J’imagine que c’est une manière de lui faire comprendre des choses, peut-être que ça va lui rentrer dans le coco un moment donné.» 

Le natif de Montréal déplore que d’autres gestes beaucoup plus graves à ses yeux n’ont pas été punis adéquatement. Il a donné notamment en exemple le cas de son coéquipier Teddy Blueger.

«Blueger s’est fracturé la mâchoire à cause d’une mise en échec au visage et il n’y a pas eu de suspension. C’était pourtant facile de le suspendre», a-t-il soutenu.

«Il y a des gestes pires, comme celui d’Aaron Dell sur Drake Batherson, qui va manquer deux mois. C’est 20 fois pire! C’est inexplicable. Je ne comprends pas», a ajouté le défenseur étoile, qui compte 43 points en 45 matchs jusqu’à maintenant cette saison. 

«Il faut vivre avec son tempérament»     

Malgré le comportement parfois répréhensible de Marchand, on sent que Letang lui voue un grand respect. Les deux joueurs se connaissent d’ailleurs très bien, eux qui ont joué ensemble dans les rangs juniors avec les Foreurs de Val-d’Or il y a déjà 15 ans, en 2006-2007. 

Letang a donc pu constater de visu le talent indéniable de son ex-coéquipier, au-delà de son tempérament bouillant. 

«Si les gens ne le voyaient pas comme une star au début, c’est à cause de son côté agité. Il fait beaucoup parler de lui pour les mauvaises raisons, ça met de l’ombre sur ce qu’il est comme joueur de hockey. Quand je jouais avec lui au niveau junior, son talent était hallucinant. J’ai été surpris qu’il n’atteigne pas la Ligue nationale rapidement. Mais je ne suis pas surpris qu’il fasse maintenant partie du top 10 des meilleurs attaquants de la Ligue nationale. C’est un joueur complet qui a connu une belle ascension. Il est aussi dangereux en désavantage numérique. Avec Patrice Bergeron, ils forment le meilleur duo à cinq contre quatre. 

«Le problème, c’est que son tempérament peut parfois avoir le meilleur sur lui et le mettre dans l’eau chaude. Son caractère compétitif est tellement fort que ça peut venir le hanter, mais tu vas toujours être gagnant avec lui. Il faut vivre avec son tempérament.»

Bonne chance à St-Louis  

Par ailleurs, dans un tout autre sujet, Letang a également commenté l’arrivée de Martin St-Louis à titre d’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal. 

Il pense qu’il s’agit d’une bonne décision de la part de son ancien agent, Kent Hughes. 

«C’est le fun et c’est surprenant. Je connais Martin, je sais ce qu’il peut apporter. C’est un gars qui a de la prestance, de la drive et du caractère et qui veut gagner.

«D’avoir une nouvelle voix qui arrive et avec le parcours de Martin, ça va faire une étincelle dans l’équipe. Les joueurs vont plus vouloir aller s’entraîner pour s’améliorer et apprendre de nouvelles choses. L’ambiance était tellement négative, mais pas à cause de l’entraîneur. Je ne sais pas comment Dominique Ducharme était avec ses joueurs.

«C’est dur pour le moral de tout le monde quand tu sais que tu ne feras pas les séries éliminatoires et qu’il va y avoir des échanges, que des gros morceaux de ton équipe vont partir en raison de la reconstruction.» 

Comme la plupart des partisans du CH, Letang a été étonné par la nomination de St-Louis. Par contre, il est d’avis que le Lavallois était prédestiné à occuper un tel rôle éventuellement. 

«Un gars comme lui avec autant de passion et de drive, s’il voulait rester dans le monde du hockey, il devait devenir entraîneur. Il doit être sur le terrain et non dans un bureau. J’y souhaite le meilleur.»

Sommaire du balado :           

  • 1re minute : Letang parle de ses vacances familiales au Québec pendant la pause du match des étoiles et de son amour de la neige.     
  • 4e minute : Letang se réjouit des succès des Penguins, qui trônent en tête de la section Métropolitaine.      
  • 7e minute : L’impact du vétéran Brian Boyle.      
  • 11e minute : Le vif du sujet : Brad Marchand.      
  • 30e minute : L’utilité des bagarres, qu’il juge «très importantes».     
  • 33e minute : La nomination de Martin St-Louis avec le CH.      
  • 39e minute : Retour sur le Super Bowl. Letang raconte qu’il a regardé le match avec ses coéquipiers avec un délai d’une heure et demie en raison de pépins techniques à l’aéroport de Newark après le match des Penguins contre les Devils.      
  • 43e minute : Les pièges qui peuvent attendre les directeurs généraux à l’approche de la date limite des transactions. Letang répond à la question «Les Penguins doivent-ils jouer le tout pour le tout?»      



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