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Carabins: la guigne de la deuxième année?


En 2021, le receveur de passes des Carabins de l’Université de Montréal Hassane Dosso est sorti de nulle part et a dominé le circuit québécois. À l’aube de sa deuxième saison, le Français peut-il répéter ses exploits?

«Je ressens un peu de pression. Je me dis cependant que si je l’ai déjà fait, je peux le refaire», a affirmé Dosso, après un exercice du camp d’entraînement des Bleus, samedi.

Le numéro 81 a attrapé 48 ballons pour des gains de 757 verges et quatre touchés en sept parties de la saison régulière. Il a ajouté 129 verges à sa récolte de l’année lors des deux matchs éliminatoires du RSEQ qu’il a disputés.

Même s’il se sent prêt «à le refaire», Dosso devra toutefois vivre avec le fait que les autres équipes savent maintenant à quoi s’attendre. Sa situation n’est pas sans rappeler celle d’un certain Régis Cibasu. En 2014, à sa première campagne chez les Carabins, ce dernier avait été fantastique. L’année suivante et pour le reste de son parcours universitaire, il était ciblé dans le plan de match de ses rivaux et avait régulièrement deux couvreurs sur le dos.

Dosso ne semble pas voir ça d’un mauvais œil.

«Je sais ce qui m’attend et je suis prêt pour ce défi. Si on décide de trop défendre contre moi, j’ai un coéquipier qui va en profiter», a-t-il déclaré avec le sourire.

Beaulieu dans le même bateau

Le natif de Paris ne sera pas le seul membre de l’attaque des Carabins à vivre cette situation, puisque le porteur de ballon Bertrand Beaulieu ne bénéficiera également plus de l’effet de surprise.

L’an dernier, l’athlète format géant a profité d’une blessure à Ryth-Jean Giraud pour faire sa marque dans le champ arrière. Aucun demi offensif n’a amassé plus de verges (634) que lui avec ses jambes au Québec en 2021.

«Je ne suis vraiment pas stressé avec ça, parce que je me sens encore plus à l’aise que l’an passé, a affirmé Beaulieu. Je suis persuadé qu’il n’y aura pas une différence en ce qui concerne ma production.»

Questionné sur la possibilité que certains de ses joueurs-clés soient affectés par la guigne de la deuxième année, l’entraîneur-chef Marco Iadeluca a rejeté l’hypothèse du revers de la main.

«Dans ma carrière, je n’ai jamais vraiment vu un athlète régresser à sa deuxième année. C’est même plutôt le contraire, parce que les gars prennent souvent un step. Il n’y a plus rien de nouveau et ils se sont adaptés à la ligue. C’est souvent à la deuxième année que nous voyons la plus belle progression.»



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